17 décembre 2007

Out of control.

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Existence.
Well.
What does it matter ?
I exist on the best terms I can.
The past is now a part of my future.
The present is well out of hand.

 

Si l'on élargit un peu le champ, on voit ça :

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Macclesfield, Cheshire.
Grande banlieue de Manchester. "It's grey ; it's miserable" pour reprendre les mots du jeune homme. Tours et briques. Accents rocailleux.

England, 1973.
L'échappatoire quand on a 17 ans, c'est Bryan Ferry, David Bowie, Lou Reed ou Iggy Pop qui tournent sur le pick-up, et bientôt les Buzzcocks, les Sex Pistols ou The Fall. 17 ans, c'est l'âge qu'a Ian Curtis lors du lever de rideau.

Conjuguant lenteurs et ellipses, le photographe (je n'ose écrire "réalisateur") Anton Corbijn dessine la jeune existence de Curtis, de Warsaw à Joy Division, de Debbie à Annick, de la bière aux barbituriques, bercée par le no future et les crises d'épilepsie. 

Le noir et blanc renforce la banalité et la tristesse de cette vie, qui prend cependant une ampleur incroyable au son de la brève mais intense discographie de Joy Division.

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Tout le drame réside là : la musique qui part d'un côté, et la famille, de l'autre ; on imagine, au milieu de ça, un mec qui n'avait pas les épaules taillées pour la gloire, ni même l'ambition d'être une icône. On sait ce que ça a donné.

Et si l'on ne sait pas, on se débrouille pour voir Control d'Anton Corbijn, sorti en septembre dernier (et récompensé lors de la Quinzaine des Réalisateurs).

Et puis surtout, on s'habitue à l'ordre nouveau et la morosité moderne, qui n'est plus grise et grésillante, mais HD et polyphonique.


podcast
Joy Division - "Atmosphere"