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28 février 2008

C-3PO

Vous vous souvenez de la note que je vous ai promise il y a bien longtemps ?
Eh bien ça ne sera pas encore pour cette fois-ci !

*

Aujourd'hui, petit billet non prémédité.

Voici Manuel avant la réforme Fillon.


CONTEXTE.
J'ai le plaisir de vivre en colocation avec beaucoup de gens. 100 % d'entre eux sont mélomanes, et ils sont aussi musiciens (mais seulement à 95 %). Le dernier en date de ces colocs fait même de la musique son futur gagne-pain, et se doit donc d'être au fait de l'actualité musicale. Surtout celle qui se fait avec des ordinateurs et des machines bizarres, et des termes techniques un peu abscons. Cela explique que de la presse spécialisée traîne dans les ouatères, une presse que je n'aurai jamais eu l'idée de lire si elle ne s'était pas trouvée là. Bref. J'ai découvert dans le dernier numéro de Trax l'existence d'un gars qui doit maintenant approcher de la retraite, et qui s'appelle Manuel Göttsching. Si j'ai bien compris, ce gars était membre du groupe Ash Ra Tempel, un truc visiblement un peu chelou, vu l'époque, les jaquettes, et la mention dans l'article de Philippe Garrel et de Nico, le fantôme du Velvet. Y avait aussi Can, mais ça, c'est pas très chelou quoique allemand et un peu méconnu.

podcast
Can : "The Thief" extrait de Delay 1968

 

VENONS EN AU FAIT.
Que lis-je ? "La légende raconte que Larry Levan, le mythique DJ du Paradise Garage, ait demandé que 'E2-E4', de Manuel Göttsching, soit joué à ses funérailles." Beaucoup d'inconnues dans ce paragraphe. Me battant les miches avec des portes-fenêtre dudit DJ, je m'intéressai cependant à ce mystérieux titre, E2-E4, "ovni [qui] hante toujours la musique électronique moderne". Je pianote donc sur Mouvement Quotidien, et que trouve-je ?

Ceci !


ET ALORS ?
Et alors rien, j'ai trouvé ça chouette, c'est tout.

*
Et parce qu'il n'y a vraiment que dans la douleur que l'on écrit de belles choses, j'ai envie de faire ici un lien vers deux des univers dans lesquels je croque un peu tous les jours : celui de Dirty Epic (la boucle est bouclée...) qui m'a sciée avec ses Acouphènes, et celui d'Eleatypik, à la plume aussi singulière "que le bleu de ses yeux".