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11 novembre 2007
J'aime la tecktonik™.
Il y a encore deux mois, je ne connaissais pas la tecktonik™. Existait-elle seulement ? Puis j'ai découvert cette "danse" en adhérant à un mouvement de lutte contre les jeans slims pour hommes et la coupe de cheveux "MacGyver" dite aussi "mulet". Il s'avère que la tecktonik™ est un corollaire de ces modes. C'en est même la synthèse.

Peu de temps après cette découverte internautique, j'ai vu un clip de M6 dans une pizzéria. Vous me direz "on s'en fout". D'accord. Le véritable choc est arrivé hier, sous le Pont de la Guillotière pour les Lyonnais qui me suivent. Je venais juste de quitter la "Garden Pride" (qui est, entre parenthèse, une manif' sympa de joyeux lurons qui réclament moins de bitume et plus de légumes, et ils ont bien raison), et là, *pof*, gros attroupement. Je m'approche un peu, et que découvre-je ? Un amas de lycéens et lycéennes (les nouveaux secondes, j'imagine) sapés n'importe comment, mais surtout en fluo et avec des fringues moulantes à carreaux (faute de goût terrible). Certains se déhanchaient au son nasillard (le terme a son importance, vous le verrez par la suite) d'un radio-cassette. J'en ai déduit qu'il s'agissait d'un rassemblement de tecktonikeux™. C'est vraiment dommage que je n'ai pas eu mon appareil photo sur moi, ça m'aurait fait un beau souvenir...
Il est probablement insultant de ma part de considérer ces petits cons et ces petites connes comme des nazes, mais j'ai des arguments. Tout d'abord, leur musique est merdique. Leur danse est pas top non plus, mais c'est surtout parce qu'ils sont pas doués. Le commandant Spoke nous prouve d'ailleurs qu'on a pas besoin de slims, gomina et Vans™ à carreaux pour se remuer le train :
Voila en fait ce qui m'agace le plus (et je ne sais pas être agacée sans en en faire profiter les personnes qui m'écoutent ou me lisent) : cette nouvelle mode éphémère qui pique les yeux, donne aux fils-et-filles-à-papa l'impression de s'encanailler, et permet à des "marketers" peu scrupuleux de se remplir les poches sur le dos de pantins lobotomisés. En soi, ça me dérange pas que des gens malins se fasse des thunes au détriment de gens assez cons pour se faire plumer. Mais entre vendre du gel™ fixation™ béton™ et organiser des soirées dont le "flyer" ressemble à ça, je trouve qu'il y a quand même un fossé : l'éthique.

Pour info, le Metropolis™ est la plus grande boîte "parisienne", et se trouve... à Rungis. Cette casquette, ce masque à gaz et cette charmante volute ne vous disent rien ? Vraiment ? Et pourtant, moi ça me rappelle...

... tonton Goering, numéro deux du IIIème Reich (Reichsmarschall des Großdeutschen Reiches), avec sa jolie casquette de la Luftwaffe. Par ici, un lien pas inintéressant du tout : tecktonik, nouvelle mode déposée...
Mouais, tout de suite, les squelettes qui se trémoussent sur de la musique de merde ne me semblent plus seulement ridicules, mais réellement pathétik™.
16:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : tecktonik, Goering, slim, pathétique
06 novembre 2007
Je n'aime pas le chocolat.
Dimanche aprèm,
Salon du Chocolat,
du Goût et de l'Image.

Prix de l'entrée exorbitant, cependant amorti grâce aux quelques dégustations (doublement amorti, en fait, parce que c'est pas moi qui payait l'entrée, eh eh...). Qu'est-ce qu'un Salon du Chocolat, du Goût et de l'Image, me direz-vous ? Oh, un simple étalage de marchands de cholestérol et d'endorphines, qui vendent leurs produits à des sommes faramineuses, en surfant parfois sur une originalité douteuse (le chocolat noir à l'huile d'olive par exemple). Certains grands noms sont même tellement grands qu'ils n'offrent même pas un seul copeau à déguster.
Ce que je retiendrai de l'événement, c'est qu'il est injuste que les enfants ne paient pas leur entrée, sachant qu'une poussette prend autant de place qu'un obèse ou 3 personnes plus minces. Et que "styliste culinaire" est probablement un boulot d'avenir, tout comme "photographe gastronomique". Et aussi que la rosette en chocolat, ça va faire un tabac ! Et puis que les macarons, c'est quand même la plus belle chose qui ait été inventée au monde (après le Milka).
19:45 Publié dans Expos / conférences | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Chocolat
02 novembre 2007
Paris, je t'aime (autant que Lyon).
Parce que la parisianittude me manque, parfois, voici une petite note sur mon "film" d'hier soir. Elle sera courte, parce qu'à mon avis, moins on en dit sur Paris, je t'aime, et mieux c'est.
Le concept est simple : le "film" est une sorte de patchwork, composé de 18 courts (presque des saynètes) dont le décor est un arrondissement parisien. Manquent seulement le 15è et le 11è (c'est dommage, je l'aime bien celui-là). Chaque acte est dirigé par un ou plusieurs réalisateur(s) sur le thème de l'amour éphémère, plus ou moins (l'amour ET l'éphémère). Le "film" pourrait presque s'appeler "Des Américains à Paris" tellement ils sont omniprésents, m'enfin bon, ils jouent pas mal, c'est tout ce qu'on leur demande...
Et niveau réalisation, c'est vrai qu'on soigne le spectateur : Olivier Assayas, Walter Salles, Gus Van Sant, les frères Cohen, Tom Tykwer, Isabel Coixet... Chacun trimballant bien sûr son mini-cortège d'acteurs et de thématiques fétiches, pour le plus grand plaisir du public.
J'ai aimé le principe général du "film", et apprécié (parfois adoré) une bonne partie des courts, et je crois que mon préféré est celui de Sylvain Chomet (qui, pour mémoire, a commis Les Triplettes de Belleville), "Tour Eiffel", dont je vous colle ici une capture d'écran de la scène qui m'a fait me tordre de rire (si si, cette phrase est grammaticalement correcte - enfin, je crois).

12:10 Publié dans Tout ça, c'est du cinéma ! | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Paris je t'aime




