« 2006-01 | Page d'accueil
| 2006-04 »
27 février 2006
Semaine musicale ! 2 concerts en 3 jours. Bilan.

OMR a fait un peu plus de bruit, même si l'affiche annonçait de l'"électro-pop ambitieuse et sensuelle". Pour info, "ambitieux et sensuel", ça veut dire du gros rock. C'était agréable, mais à mon sens un peu facile (on sentait l'inspiration Interpol dans la musique, et Franz Ferdinand dans le look). Les mauvaises langues diront (et ont dit, d'ailleurs) que tout ça, c'était de la musique de bobos (aussi présents sur scène que dans la salle : grosses lunettes, cols relevés, raies sur le côté… c'était flippant). OMR valait surtout pour sa musique (2 guitares, 1 basse, 1 batterie et quelques autres instruments ponctuels : ça faisait beaucoup de bruits et de vibrations). La fille (une Grosse Bertha, comparée à la fragile Tara), j'ai rien compris à ce qu'elle racontait. J'étais trop obnubilée par ses bras celluliteux et son horrible robe noire de princesse (y'avait comme une erreur dans l'énoncé).

Vendredi, "Nuit Zébrée" de Nova, à la Scène Bastille. Au programme, du piano live : Maxence Cyrin et Sébastien Tellier. Maxence a fait du bon boulot, terminant même son passage par une reprise de Da Funk sympa.

Sébastien Tellier, lui (le seul de l'affiche dont j'avais déjà entendu parler) a été vraiment épatant. Ou shooté, au choix. On s'attendait tous à 1 heure de piano pas top, type "La ritournelle", son tube matraqué par Nova. Et bien non. Sébastien arrive, barbe et cheveux longs, vêtu d'un Levi's blanc de 30 ans d'âge, un vieux cuir marronnasse sur le dos et une écharpe à la Saint-Exupéry, dixit Tanguy (Maxence, lui, était en costard). Sébastien prend le micro, dit que c'est le plus beau jour de sa vie, installe un mec au piano, allume une clope qu'il se fout dans le NEZ, et commence à chanter une chanson. Puis il prend sa GRATTE électrique et chante une autre chanson. Puis une autre ("chanson allemande", en yaourt italien). Puis une autre, façon Elvis. Puis une autre, intitulée "Elsa", et visiblement écrite par Hervé Villard. Très très drôle. Le mec a fait son show durant tout le truc, sans jamais s'approcher du piano, sauf à la fin, où il a quand même joué "La ritournelle", mais il devait être obligé, à mon avis. Moralité : il est bon, il sait jouer de la guitare, et il chante bien. L'art n'est pas mort.

Quoique, vu le reste…
Entre Maxence et Sébastien, il y a eu DJ Oil, alias Lionel Corsini de Troublemakers. J'ai trouvé ça à ch…, d'autant plus que ça avait l'air de plaire à tout le monde alentour. D'aucun diront que la flûte traversière et le saxo soprano étaient formidables. Soit. Heureusement que Sébastien était là entre les 2 DJ sets.

Pour conclure la soirée, nous avons eu la chance, pauvres bouseux parisiens, de recevoir la visite de l'antéchrist, alias King Brit, DJ de San-Francisco si ma mémoire est bonne. Monsieur Brit kiffait grave la techno, et coup de bol, l'assistance aussi. Moi, j'apprécie la techno dans une perspective socio-anthropologique. Elle m'autorise à détester à loisir le genre humain. Seule cette douce mélopée permet de constater à quel point les réunions humaines peuvent être riches en danses sophistiquées et en démonstrations subtiles de joie. Rappelons les 3 temps de la manifestation du plaisir à l'écoute de musique électronique forte ("la techno") :
1) on bouge son corps façon "clébard sur plage arrière" (tête en avant / tête en arrière / tête en avant / tête en arrière…) ;
2) on ressort les vieux relents hitlériens à grands coups de bras levés, si possible tous en rythme, genre salut nazi, mais sans le "Sieg Heil" (ou alors j'ai pas entendu, parce qu'il y avait trop de bruit) ;
3) on libère ses instincts bestiaux en émettant des meuglements monosyllabiques à chaque fois que le King pousse un peu sur les platines.
Ces 3 aspects rassemblés font qu'au cœur de la foule, on a l'impression d'assister à un tsunami de cons.

11:00 Publié dans Musicalement vôtre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
14 février 2006
Derniers bouquins
L'Ecume des jours ou "mon retour à la lecture". C'est top glauque, comme bouquin. Vian, on dirait Ionesco, mais en pas drôle. Heureusement, pour compenser, j'avais le Xenophobe's Guide to the French. Merci Lisou, c'est vraiment fin et amusant. Et si vrai !
Prochain billet pour le compte-rendu de L'Attentat, de Yasmina Khadra.
14:16 Publié dans LiT & rAtUrEs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Du Royal sans Ségolène
Rois & Reine est par excellence le film que je ne serais jamais allée voir au cinéma. Trop français, trop intello, trop tendance. Et puis bon, on se fait à tout. "Le Masque et la Plume" m'a mis l'eau à la bouche tout l'été en faisant sur le sujet des critiques incompréhensibles, où les liens entre les personnages, l'intrigue et la fin du film n'ont jamais été dévoilés. J'ai fini par le voir. Je suis soufflée.

12:30 Publié dans Tout ça, c'est du cinéma ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Mes films bizarres
Pourquoi aime-je autant les films décalés ? Les films glauques sur les dockers écossais (My Name Is Joe, Sweet Sixteen, Small Faces...) ou les enfants irlandais maltraités (Liam, The Magdalene Sisters, Jude...) ? Les expérimentations scandinaves à la limite du visionnable (Breaking The Waves, Festen, 101 Reykjavík...) ? Les délires psychotiques anglo-saxons (I Heart Huckabees, Falling Angels, Garden State, Muriel, Spider & Rose...) ?

Je n'ai pas de réponse à cette question.
12:24 Publié dans Tout ça, c'est du cinéma ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
"Old Boy ou Paye ta vie de merde" (© Cool Boy, 07/10/2004)
Old Boy, c'est un film coréen. Old Boy, c'est un film sur l'enfermement physique et psychologique (et la libération ?). Old Boy, c'est un film qui, même en VF, est vraiment flippant. Old Boy, c'est un film que je vous conseille de le voir.

12:13 Publié dans Tout ça, c'est du cinéma ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Noir Désir
Adrien, où que tu sois, je te déteste. Vous ne connaissez pas Adrien. Moi non plus. Je l'ai tout juste côtoyé en Terminale. Ou détesté, au choix. Il était mou, niais, totalement insupportable. OK, lui, il a eu sa mention, mais là n'est pas le débat. J'aurai très bien pu me contenter de le haïr pour sa personne, mais il faut bien l'avouer, je ne fais pas les choses à moitié. Adrien était le plus grand admirateur de tous les temps et de Noir Désir. Du coup, et bien oui, mon intégrisme n'a fait qu'un tour, et je me suis immédiatement mise à détester le groupe. Plus tard, le traumatisme "Adrien" étant bien loin et le "Marie Trintignant" très frais, j'ai envisagé d'en retenter l'audition, jusqu'ici toujours rapidement écourtée. J'ai commencé par Des visages, des figures, amicalement prêté par Julien. Et là, nouveau manque de bol : la première piste que j'écoute est "L'Europe". S'il y a une personne que je déteste plus qu'Adrien, c'est bien Brigitte Fontaine.

Mais bon, puisque je soigne actuellement mon négativisme épidermique, je tente aujourd'hui de dépasser mes vieilles phobies. Ai-je été victime de suggestion musicale pendant la phase paradoxale de mon sommeil ? Toujours est-il que Noir Désir pendant la sieste, c'est bien agréable, et après, encore mieux.
No pasaran sous les fourches caudines.
11:59 Publié dans Musicalement vôtre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note







