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27 février 2006

Semaine musicale ! 2 concerts en 3 jours. Bilan.

Mercredi, OMR. A vrai dire, je ne connaissais pas OMR avant d'arriver au Nouveau Casino. On était là pour voir, et surtout écouter TKth. (lire "Tara King Theory"), de l'"électro-pop romantique aux sonorités vintage", qui faisait la première partie. C'était joli, mais moins que sur le disque. La fille ressemble à une poupée, et elle était visiblement morte de trouille. L'instrumentation est assez réduite : claviers, et batterie par intermittence. Pas mal.

OMR a fait un peu plus de bruit, même si l'affiche annonçait de l'"électro-pop ambitieuse et sensuelle". Pour info, "ambitieux et sensuel", ça veut dire du gros rock. C'était agréable, mais à mon sens un peu facile (on sentait l'inspiration Interpol dans la musique, et Franz Ferdinand dans le look). Les mauvaises langues diront (et ont dit, d'ailleurs) que tout ça, c'était de la musique de bobos (aussi présents sur scène que dans la salle : grosses lunettes, cols relevés, raies sur le côté… c'était flippant). OMR valait surtout pour sa musique (2 guitares, 1 basse, 1 batterie et quelques autres instruments ponctuels : ça faisait beaucoup de bruits et de vibrations). La fille (une Grosse Bertha, comparée à la fragile Tara), j'ai rien compris à ce qu'elle racontait. J'étais trop obnubilée par ses bras celluliteux et son horrible robe noire de princesse (y'avait comme une erreur dans l'énoncé).



Vendredi, "Nuit Zébrée" de Nova, à la Scène Bastille. Au programme, du piano live : Maxence Cyrin et Sébastien Tellier. Maxence a fait du bon boulot, terminant même son passage par une reprise de Da Funk sympa.


Sébastien Tellier, lui (le seul de l'affiche dont j'avais déjà entendu parler) a été vraiment épatant. Ou shooté, au choix. On s'attendait tous à 1 heure de piano pas top, type "La ritournelle", son tube matraqué par Nova. Et bien non. Sébastien arrive, barbe et cheveux longs, vêtu d'un Levi's blanc de 30 ans d'âge, un vieux cuir marronnasse sur le dos et une écharpe à la Saint-Exupéry, dixit Tanguy (Maxence, lui, était en costard). Sébastien prend le micro, dit que c'est le plus beau jour de sa vie, installe un mec au piano, allume une clope qu'il se fout dans le NEZ, et commence à chanter une chanson. Puis il prend sa GRATTE électrique et chante une autre chanson. Puis une autre ("chanson allemande", en yaourt italien). Puis une autre, façon Elvis. Puis une autre, intitulée "Elsa", et visiblement écrite par Hervé Villard. Très très drôle. Le mec a fait son show durant tout le truc, sans jamais s'approcher du piano, sauf à la fin, où il a quand même joué "La ritournelle", mais il devait être obligé, à mon avis. Moralité : il est bon, il sait jouer de la guitare, et il chante bien. L'art n'est pas mort.


Quoique, vu le reste…
Entre Maxence et Sébastien, il y a eu DJ Oil, alias Lionel Corsini de Troublemakers. J'ai trouvé ça à ch…, d'autant plus que ça avait l'air de plaire à tout le monde alentour. D'aucun diront que la flûte traversière et le saxo soprano étaient formidables. Soit. Heureusement que Sébastien était là entre les 2 DJ sets.


Pour conclure la soirée, nous avons eu la chance, pauvres bouseux parisiens, de recevoir la visite de l'antéchrist, alias King Brit, DJ de San-Francisco si ma mémoire est bonne. Monsieur Brit kiffait grave la techno, et coup de bol, l'assistance aussi. Moi, j'apprécie la techno dans une perspective socio-anthropologique. Elle m'autorise à détester à loisir le genre humain. Seule cette douce mélopée permet de constater à quel point les réunions humaines peuvent être riches en danses sophistiquées et en démonstrations subtiles de joie. Rappelons les 3 temps de la manifestation du plaisir à l'écoute de musique électronique forte ("la techno") :
1) on bouge son corps façon "clébard sur plage arrière" (tête en avant / tête en arrière / tête en avant / tête en arrière…) ;
2) on ressort les vieux relents hitlériens à grands coups de bras levés, si possible tous en rythme, genre salut nazi, mais sans le "Sieg Heil" (ou alors j'ai pas entendu, parce qu'il y avait trop de bruit) ;
3) on libère ses instincts bestiaux en émettant des meuglements monosyllabiques à chaque fois que le King pousse un peu sur les platines.
Ces 3 aspects rassemblés font qu'au cœur de la foule, on a l'impression d'assister à un tsunami de cons.


 

Commentaires

Je constate que la parisienitude ne te gagne pas complètement et que tu préfères les douces joies de l'étude aux affres de la branchitude. Bien, bien. En tout cas c'est bien amusant de te suivre à une soirée Nova. Le simple nom de Nova me fait d'ailleurs gerber de boboïtude - désolé pour Aurélien - mais ce n'est pas grâve, je suis provincial dans l'esprit et je l'espère prolétaire dans l'action (mais là, c'est presque du boboïsme de province).
A très bientôt et à Paris bien sûr mais je ne sais quand car mon prochain séjour sera court, voyage à Bruxelles oblige. A moins qu'un lundi 13 au soir ne vous tente ?

Nicolas qui profite de la tourangellitude pour t'envoyer des bisoux de toute la clique (Xav, Virginie, Emilie et Aurélien que je vois ce soir)

Ecrit par : wonderpomme | 02 mars 2006

encore un pseudo bloggeur qui se masturbe contre le parisianisme et en ait le meilleur representant. je t'emmerde avec ma musique. et quelqun qui se masturbe sur les reprises bidon de maxence nest qun mauvais et tu en es un bon. dj oil

Ecrit par : dj oil | 23 décembre 2006

Merci à DJ Oil de ne pas laisser son mail ni même une seule petite Majuscule dans sa note. Je suppose qu'il était à l'affut de tout ce qui le concerne dans Google et qu'à la vue de son nom suivi d'un très poli H.I.é. il a frénétiquement affûté son clavier. Grand bien lui en fasse et que sa musique y passe.

Ecrit par : Wonder Réponse | 23 décembre 2006

Il faut bien lui reconnaître du talent (ou de la patience), parce que pour avoir cherché moi-même comment l'auteur de ceci avait pu accéder à ma note quasi-confidentielle (c'est bien connu, tout ce qui est bobo parisien est confidentiel en plus d'être improbable), je peux affirmer que mon billet est chaud à trouver dans Google !
Alors bravo DJ, et n'oublie pas : en France, c'est soit le pétrole, soit les idées.

Ecrit par : [aMèLe] | 23 décembre 2006

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